CR de la sortie du 19 février par Ludovic
Sortie N° 107
19 février 2017
Entre Erdre et Loire par Ludovic
C’était où ? : Entre l'Erdre et la Loire
On était combien ? : 11 Electrons,
Y’avait combien de motos ? : 7 motos
Rodolphe | Yamaha 1300 XJR | Serge et Françoise | BMW R1150 RT |
Xavier | Yamaha 1300 FJR | Jean-Louis | BMW F800 GT |
Ludovic et Sandrine | Yamaha 1300 FJR | Pierrick et Anne-Marie | Honda 1000 CBF |
Loïc et Martine | Honda 1800 Goldwing |
Le rendez-vous est fixé à 10h00 pour un départ à 10h15. La météo annonce une journée ensoleillée, il y a de l’excitation dans l’air… mais en cette matinée de février, il fait tout de même un pneu frisquet…
Tout le monde se retrouve (ponctuel… ou presque…) comme prévu au village motos du forum d’Orvault, devant la concession HONDA (spéciale dédicace à Pierrick et Loïc…). Raté, j’aurais du choisir la concession Yam’, après tout c’est moi le GO !
Les motos full pétrole, nous partons et tout le monde suit gentiment la très fidèle FJR bicolore.
Passage obligé par un bout de périph’ puis d’autoroute (fermeture du pont de Thouaré… Grrr !) où nos petits doigts fragiles sentent les frimas d’un matin d’hiver (m’en fous j’ai les poignées chauffantes…) et nous rappellent que cette sortie se mérite, malgré la promesse d’une chaleur de franche camaraderie et d’un après-midi aux allures printanières. Siffler ou chanter dans le casque est de mise.
Nous sortons de Carquefou pour serpenter le long de l’Erdre sur le Nord Loire et suivons ce très beau parcours méticuleusement préparé (sont pas trop chères les fleurs cette année, faut en profiter !...) qui passe respectivement par Logné, Sucé/Erdre, Casson, par la D37. Il n’y a pas foule sur le bitume au tracé agréablement sinueux, au revêtement impeccable il faut le souligner. Ah si !, quelques cyclistes qui se demandent en nous regardant brièvement passer pourquoi ils n’ont pas suspendu un moteur sous leur cadre. Forcément ça ferait moins mal aux jambes, mais bon.
Par la D26 nous rejoignons Nort/Erdre que nous traversons en jetant un œil par dessus le pont qui donne vue sur le joli petit port de plaisance.
A la sortie du bourg, nous entamons la D178 qui nous emmène vers Joué/Erde par la D178. De passage au bord du lac de Vioreau (pour un peu de culture et après j’arrête promis : c’est la plus grande retenue d’eau artificielle de Loire-Atlantique qui permet d’alimenter le canal de Nantes à Brest) , nous en faisons le tour par des chemins limite carrossables mais bien roulant tout de même par temps sec. Tiens donc, la montre de mon efficace et adorable Yam m’indique qu’il est déjà 11h00 bien tassé et le soleil qui réchauffe nos dorsales un peu engourdies nous rappelle qu’une petite halte salutaire ne serait pas optionnelle pour échanger un peu (taper de la gueule comme on dit dans le pays de Retz…!), laisser reposer nos montures que chacun se prête à admirer en douce pour boire un café ou autre apéritif (chacun sa croix !...) au Café du Nord. L’électronne préférée de Loïc est ravie, la patronne lui fait savoir que le chocolat chaud à l’eau c’est dégueulasse ! (si si), nous on s’en fout un peu. Mais je souligne, à titre personnel et collégial, que Sandrine offre la tournée pour sa première sortie avec les électrons. Merci beaucoup jolie Didine !
Allez hop, on repart. Faut dire qu’il est presque midi et que certains estomacs bien avancés (courbes de réussite sociale on dit…) demandent déjà dans combien de temps nous serons attablés. Une petite demi-heure par la D18 en passant par La Melleraye de Bretagne et sa très belle abbaye cistercienne nous suffisent pour aborder les bords du lac de la Provostière. Quel endroit exceptionnel, magnifique, superbe. Que de superlatifs me direz-vous mais ça en vaut la peine. Nous garons nos bécanes rutilantes le long de la digue qui retient le lac pour plonger en contrebas vers l’auberge de l’écluse. Endroit pittoresque, rénové dans les règles de l’art qui nous rappellent que nous venons tous de la terre sur laquelle est solidement ancrée cette jolie bâtisse. Nous sommes chaleureusement accueillis par de jeunes restaurateurs conviviaux et enjoués de voir tous ces motards venir faire honneur à leur bel établissement. De plus, un gite est attenant au restaurant, ça peut donner des idées pour une prochaine AG…
Après l’apéro offert par notre bon Jean-Lou (ben ouais ça pique un peu … non on rigole !!!), on se régale de pièces de bœuf, poisson, jambons braisés, Tiramisu bretons, croustillants choco-poire (le tout fait maison). L’addition très contenue fait plaisir à tous le monde au vu de la prestation (vin et cafés compris). Fini la bonne bouffe et la sieste avortée, nous enfourchons nos motos sous le regard de quelques promeneurs venus profiter de la nature, ayant senti comme nous le printemps pointer le bout de son nez. Quel régal de reprendre la route sous ce soleil étincelant perdu dans un ciel sans nuage ! Ce serait ça le bonheur ?... oui nous confirmons, sourire large sous le casque.
Riaillé, Bonnoeuvre et Candé par la D19 sont traversés fièrement avant de bifurquer devant le château de Candé par la droite sur la D6 direction la Cornuaille. Cette départementale sinueuse et bucolique à souhait mériterait simplement un tapis plus moelleux pour nos délicats postérieurs pourtant bien protégés par nos larges selles. Faut bien ça pour nous satisfaire. Il faut dire que personne au sein de cette horde sauvage n’a plus 20 ans, loin de là !... Tout se passe à merveille dans un rythme apprécié laissant à chacun l’opportunité d’apprécier les paysages campagnards qui déroulent sous nos pneus et nos regards ébahis.
La D6, par Saint Martin, Les Trois Paroisses, nous invite à traverser le pont d’Ingrandes pour longer LE fleuve Loire via la D210, rive gauche jusqu’à Saint Florent le Vieil. Viennent alors à nous les majestueux et mondialement connus (si si je vous assure) bords de Loire. Quels somptueux paysages nous offre ce fleuve mythique ! Le sentiment sans doute partagé d’être des insectes au milieu de cette nature sauvage et libre qui nous fait l’honneur de la découvrir, encore et toujours. C’est tout simplement incroyable, n’ayons pas peur des mots.
Sitôt revenus sur terre, nous garons les nipponnes et l’allemande (je parle des meules bien entendu) sur le mont Glonne (je n’invente rien je vous jure) à Saint Florent le Vieil pour admirer ce qui est sans doute un des plus beaux panoramas des bords de Loire, et prendre quelques photos. Mais pas que : direction le bar-restaurant (faut pas mollir !) du même nom que l’endroit où nous sommes, repus de toute cette riche journée en émotion pour siroter cafés, bières et autres breuvages. On ne pouvait pas faire autrement que de se vautrer sur cette terrasse en cette belle fin d’après-midi.
La mort dans l’âme (là j’exagère pas mal c’est vrai), nous nous disons au revoir avec de gros bisous (que pour les filles c’est clair) et de franches poignées qui en disent long sur cette très belle journée, une de plus, que nous avons partagé autour de notre passion commune qu’est la moto et ce qu’elle permet de découvrir. Avant de nous donner rendez-vous pour d’autres missions de ce genre, je dis un grand merci à Rodolphe qui emmène avec lui une partie des électrons vers Nantes et du coté de Couëron, tandis que d’autres regagnent Ancenis et Villedieu la Blouère.
Mention spéciale pour ma Sandrine qui, je le rappelle, inaugurait sa première sortie électronesque !!!...
Vive la moto, Vive les Electrons Libres
Ludovic, votre secrétaire d’un jour